Les Ailes du Mourtis


récits

 Plafonds exceptionnels!!!! 

     Résumé de mon vol du 5/09/10. D’autres pilotes du club ont pu profiter des fabuleuses conditions et j’espère qu’ils n’hésiteront pas à compléter cette rubrique avec leurs propres récits. En effet, chaque pilote du club ayant décollé de Peyragudes ce jour, a réalisé un vol différent…

Rendez vous 12h à Luchon avec JB pour un décollage au Cap de Pale. Nous montons aux Agudes avec Fabrice (Luchon vol libre) pour nous rendre à pied au décollage. Première bonne nouvelle, à peine avons nous commencé l’ascension que Bidouche nous monte en 4*4 malgré qu’il soit déjà très chargé.(un grand merci!!!) Arrivés au décollage nous avons vue sur le 700m de Loudenvielle où nous estimons plusieurs ailes à 2500m. JB très confiant et serein se met rapidement en l’air et n’a aucun mal à sortir. Entre temps Raymond et Serge sont arrivés en camion et attendent Michel Sabatier. Nous décollons avec Fabrice et sortons également sans trop de difficulté. Nous partons tous les trois vers le Mont Ségu puis le Nornère. Nous sommes ensemble vers 3400m lorsque nous voyons une aile à plus de 4000m. Nous avons la confirmation que la journée est exceptionelle. Je communique régulièrement avec JB en radio qui ouvre le vol et qui a bien plus d’expérience que moi. Je tiens vraiment à le remercier pour tous ses bons conseils lors de cette journée. Il est très agréable et intéressant de voler à plusieurs. Nous suivons toute la crête frontière en passant par le Perdiguère, le Maupas, le Sauvegarde puis le plateau du Campsaure. Je prends énormément de plaisir à piloter car les conditions sont très seines. Je réalise un plafond de 4250m et JB 4380m. Il s’agit de moments exceptionnels avec une vue grandiose sur les nombreux lacs et sommets que j’ai pu parcourir en randonnée seul ou avec des amis…Seul petit inconvénient, je n’ai pas pu faire de photos car la batterie de l’appareil m’a laché après cinq minutes de vol et je suis en short!! Il fait un peu froid mais je suis bien décidé à profiter des conditions. Nous observons un pilote qui fait l’aller-retour sur l’Aneto. JB semble motivé et je lui confirme que je suis prêt à le suivre s’il va en Espagne mais ma radio est de plus en plus faible et me lache rapidement. Nous restons en France et nous nous dirigeons vers Luchon. J’arrive bas au plateau du Campsaure et je n’arrive pas à me refaire laissant JB prolonger son vol vers Herran, l’Antenac et Garin. Je me vache péniblement à Luchon contré par la brise. Je vais ensuite à l’aérodrome raconter mon vol à Freddy et Alain toujours attentifs et disponibles. En résumé, j’ai fait peu de distance mais un superbe plafond dans un cadre unique. Des sensations magiques et de bonnes montées d’adrénaline, vraiment génial.

Vincent.

 

 En route pour le pays basque !

Ce matin du 17 avril,  nous nous préparons pour une virée avec un objectif vers l’Ouest en vue des prévisions météo annonçant un vent Sud Est et une belle instabilité.

Serge, Patrick, Jb, lolo et moi, montons à 10 h 30 sans se presser vers le déco de Superbagnères. Quelques vannes, des prévisions optimistes et un repas sandwich et nous nous mettons en vol.

Des biplaces sont au dessus du décollage et Patrick le premier part vers les paravalanches en versant Sud. Ceux-ci lui ont donné une belle impression la veille le laissant intégrer des gros varios.

Nous sommes tous en vol, je m’extrais rapidement du décollage pour aller vers le Céciré.

On se regroupe aux Barbules mais légèrement décalés, on s’éparpille, on s’attend.

Voler en groupe, c’est convivial surtout avec mes potes. Malgré tout, on a de l’amplitude et il faut qu’on accélère un peu si l’on veut passer le Pic du Midi, notre objectif du jour.

Lolo, a fait demi tour vers Super. Patrick et moi attaquons la traversée vers les six pics, JB est parti au Sud sur les Hount secs et Serge monte vers le nuage du Céciré.

Arrivé sur Peyragudes, les thermiques sont aussi généreux. On fait le plein et nous  avançons vers le 700 de Val Louron. La transition se fera sans mal à 50 Km/h.

 13.jpg

Premier joli plafond à Val Louron affichant à l’alti : 3500m et l’on continu vers l’axe Pic d’Arbizon. Le passage sur les granges de St Lary se fait sans difficulté ni point bas.

C’est atomique, facile et beau. On se regroupe à trois au plafond 3700m

Serge est un peu à la traine passant par le plat d’Adet, le détour qui l’oblige à remonter le fond de vallée pour récupérer le thermique Est de l’Arbizon.

Des questions commencent : ’’ On ne ferait pas un retour en quadrilatère comme j’avais fait ?’’ demande Patrick qui tourne en rond,  puis quelques suggestions de part et d’autre.

Je n’en démords pas, J’ai déjà raté deux fois le passage du pic, c’est aujourd’hui faisable, j’impose ma motivation : Pour moi c’est le pic du Midi, on est poussé par le vent !

On ne regrettera pas ! Cette traversée en bordure de la vallée d’Aure est magnifique, verte, parsemée de barbules alors qu’à gauche, le parc du Néouvielle ne dévoile même pas ses lacs tous bien enneigés.

Le cap est sur la gare intermédiaire du pic du midi. Si ça ne marche pas, difficile de partir vers le col du Tourmalet par rapport à nos altitudes. Je suggère, suite à des passages précédent, il y quelques années, de taper à droite du pic du midi, oui à droite pour ne pas finir en soaring sur les pentes de
la Mongie sans en ressortir !

1.jpg Pic du Midi

Nous passons la gare mais je suis le seul à trouver l’ascendance qui me sortira au plafond, hauteur du pic à 2800. Ce n’est pas tous les jours que ça passe bien au dessus parait il…

Les potes passent à droite et je pars à gauche vers Barège.

Il n’y a que peu d’appuis dynamique sur les crêtes du pic grâce au vent météo mais c’est pauvre en thermique.

Je poursuis vers l’Ouest perdant de vue Patrick et JB qui galèrent un peu à ressortir.

La longue arête surplombant la vallée de Barège est enfin une découverte. Elle est garnie de cumulus déjà bien organisés en une belle rue. Ca y est, la route est tracée !

Aucune peine à monter aux nuages maintenant et il faut filer vers l’ouest…

Je découvre Pierrefitte sous mes pieds, Hautacam à droite et la vallée d’Aucun au loin.

3.jpg Pierrefitte

La brèche de Rolland est brumeuse sous la nébulosité qui s’installe. Je fais cap sur l’embouchure des vallées de Gavarnie et Barège, ce mamelon bien exposé est aussi survolé par un cumulus.

Les potes se font entendre à la radio et ils basculent vers la vallée, c’est cool !

Toujours sous cette rue, au quasi plafond, je passe de sommets en sommets m’offrant des altitudes confortables à chaque fois pour poursuivre vers l’Ouest.

La vallée d’Aucun commence à être sombre mais la haute montagne est encore un peu éclairée. Du Grand Cabaliros, je décide de monter vers le Sud pour rester dans les thermiques poussés par le vent météo à cette altitude.

Ma route va vers les faces Sud du grand Cabizos, puis un prolongement vers le petit Cabizos

C’est à l’ombre de ce coté mais à la hauteur du sommet ou je me trouve, je bascule vers l’inconnu. J’y découvre une station de ski, c’est Gourette.

5.jpg  Gourette

Cette grande vallée descend à Laruns mais tout s’assombrit. Coté radio, les copains s’extraient de la vallée d’Aucun avec plus de difficulté que moi à les entendre.

Mon prochain plafond sous un gros cumulus bien noir sera atteint assez rapidement d’abord par des vautours qui m’ont montré l’ascendance .Le thermique est puissant et teigneux mais quel bonheur de savoir que la prochaine traversée sera si facile à 2800! Incroyable, à ma gauche, ‘’ le Pic du Midi d’Ossau’’, on ne pouvait pas espérer mieux aujourd’hui.

6.jpg 
Pic du Midi d’Ossau

C’est maintenant le passage des Eaux bonnes puis Laruns. La vallée est assombries mais je dois pouvoir franchir la crête pour basculer ou ? A Accous. C’est fabuleux ! Partir de Luchon pour voler jusqu’à Accous, je n’en reviens pas.

Ce col est sous mes pieds maintenant, mais derrière, la longue vallée qui descend sur Bedous  est longue et arborée. Je continue, je trouve un thermique bien décalé sur ma trajectoire. Accous est devant et mon vague souvenir du site m’amène à me rapprocher du sommet du Bergon.

 Si je poursuis sur le classique du site, c’est à gauche, sur les falaises que je dois continuer mais au loin, il y a un fond de vallée en cul de sac.

 7.jpg Accous

Je tente une transition sur des crêtes au Nord  dont le prolongement vers l’Ouest me semble être une belle route pour continuer.

Je retrouve une conversation radio un instant de Patrick, serge et JB qui ont tout de même atteint Laruns mais devrons s’arrêter là pour cause d’ombre et de pluie. Je si suis content qu’ils aient pu passer le col d’Aubisque mais je suis déçu de ne pas les avoir enroulant à mes cotés.

Les reliefs prennent une nouvelle allure maintenant. Les vallées sont plus douces, les sommets plus bas, plus arrondis, magnifiques !

8.jpg
Au pays Basque

Des hameaux de granges, quelques villages et en plaine vers le Nord, je pense avoir passé Pau qui se trouve loin en plaine.

Je passe une succession de petites arêtes enroulant à chaque fois avec les vautours très présents dans les environs. C’est presque un soleil couchant qui m’éblouit en descendant sur l’océan j’imagine. C’est amplifié par l’humidité qui est bien présente.

J’aperçois au loin mais dans l’obscurité d’un conjestus, le village de  Larrau.

Sur ma droite, c’est Tardets qui m’ouvre les bras pour penser à un retour en stop faisable.

Je ne veux pas poser, je suis encore bien haut sur ces collines et j’enroule encore tout ce qui m’est offert jusqu’à faire un dernier plein avec les rapaces.

Allez, je poursuis vers le massif qui me parait être le dernier avant une longue plaine, mais les fumées au sol, sont face à moi et je sens la fin du vol arriver après six heures de découverte.

Ca y est je suis un peu scotché sous le vent du petit relief,  qui va mettre un terme à cette superbe ballade aérienne.

Je vais me poser sur une colline en hauteur au dessus du lieu dit ‘’Cihigue’’, un nom à consonance Basque non ? La je crois qu’il va falloir dormir sur place. Il est environ 19 h 00, un orage gronde à 15 kilomètres et les potes sont bien loin !

10.jpg

Convalescent d’une douleur à la cheville, j’arrêterais un tracteur dont l’éleveur me confirmera que je suis en plein pays basque ici. Il me dépose sur la route nationale.

11.jpg

Nous faisons le point en échangeant notre joie avec JB, Serge et Patrick au téléphone. Organisation au top, je les rejoins en 1 h 00 d’autostop à Gan ou Augustine et venue encore une fois nous récupérer.

S’en suit le magret, parlons en du magret, le vin et notre grande joie à tous les quatre.

Sacré Serge, il a pris la route de Pau ce matin pour venir à Luchon, le voila à nouveau sur la même route pour y revenir mais quel plaisir cette route aujourd’hui !

            On ne pouvait imaginer partir des hauts sommets de l’axe central des Pyrénées, franchir les deux pics du midi et découvrir la verdure du pays basque !

Les Pyrénées nous réservent encore de belles surprises !
A quand la mer ou l’Océan ? :)

                                                                           Freddy


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  1. Alain écrit:

    « Stages SIV en Septembre »

    Le bateau est disponible le 22 et 23 septembre prochain.
    Le stage démarre le 21 septembre à 14 h.
    Les vols sur le lac démarrent le 22 à 9 h.
    Que ceux qui sont interessés contactent Soaring
    au plus tôt svp!
    Le club prend en charge la moitié des frais.

    Alain.

    Citer | Posté 6 juin 2010, 16:27
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